La perle d'Akoya

Durant des siècles, c'est en décollant les huîtres des rochers et en les inspectant que les perles étaient récoltées. Ce processus était long et hasardeux, ce qui explique la grande rareté de parures comportant des perles et des gemmes antérieures au XXe siècle. Aujourd'hui, la perliculture s'est développée, notamment au Japon et en Polynésie Française. Parmi les productions de perles de culture les plus recherchées dans le monde de la bijouterie, on trouve la magnifique perle d'Akoya.

Formation d'une Perle d'Akoya

Si les premiers essais de perliculture remontent à l'Antiquité, c'est seulement dans la première moitié du vingtième siècle qu'une technique concluante voit le jour, grâce notamment aux recherches de Kokichi Mikimoto. Il est le premier à détailler le procédé de la greffe, étape incontournable de la perliculture. Une à une, les huîtres sont entrouvertes afin qu'y soit déposé un nucleus de nacre dans leur poche reproductrice. En réaction à cette agression, l'huître commence à secréter de la nacre, afin de protéger sa chair. C'est le début d'un long processus qui peut durer près de deux ans et qui donnera naissance à certainement l'une des plus belles créations de la nature.
Les perles dites d'Akoya sont cultivées dans l'eau de mer et produites par une espèce bien précise d'huîtres dont le nom savant est “Martensii de fucata de Pinctada”. On les trouve principalement au Japon mais aussi de plus en plus en Chine. Elles sont parmi les premières espèces à avoir connu une culture à grande échelle.

Couleur de la perle d'Akoya

C'est essentiellement pour son lustre et pour la dureté de sa nacre que cette perle est renommée. En revanche les billes sont relativement petites puisque leur diamètre est généralement compris entre deux et huit millimètres. Leur teinte principale est blanche rosée ou crème mais elles comportent de nombreux reflets, qui peuvent tirer sur le rose, sur le jaune ou encore le vert.
Le lustre unique de la perle d’Akoya reflète particulièrement bien la lumière, il est même possible d'y apercevoir son propre reflet lorsqu'on les contemple attentivement. Si elles sont petites, ces gemmes sont prisées pour leur forme, puisqu'elles se présentent généralement sous la forme d'un cercle parfait, ce qui rend leur utilisation en bijouterie particulièrement appréciée.

Hanadama, la fleur des perles

On utilise le terme Hanadama pour désigner le plus haut degré de qualité de la production perlière d'Akoya du Japon. Pour obtenir ce label, la nacre doit présenter une épaisseur d'au moins quatre millimètres de profondeur et la surface de la bille doit être parfaite à 95%. Cette norme a été mise en place notamment pour valoriser la culture faite au Japon selon des normes de qualité rigoureuses. En effet, de nos jours la perle d’Akoya est de plus en plus souvent produite dans des fermes chinoises dont la production est d’une qualité inférieure : les perles produites sont légèrement plus petites et leur lustre beaucoup moins brillant.
La norme Hanadama, dont le nom signifie gemme en japonais, est une garantie d'excellence recherchée par de nombreux bijoutiers. En raison de sa rondeur parfaite, cette production perlière est très recherchée, notamment pour la confection de colliers et de bracelets. Elle peut également prendre place sur des parures d'or blanc comprenant des gemmes colorées ou des diamants.

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